Le Triathlon d’Évian, un rendez-vous sportif au cœur des Alpes

Le Triathlon d’Évian, un rendez-vous sportif au cœur des Alpes

23 septembre 2026
Kelly Copin

Contenus masquer

Du premier pas au dernier sprint : dans les coulisses du premier triathlon de Maxine et Thomas

Plonger dans le lac Léman, enchaîner avec 90 kilomètres à vélo, puis courir 21 kilomètres jusqu’à la ligne d’arrivée : pour un triathlète aguerri, le défi est déjà exigeant. Pour un novice, il peut sembler presque vertigineux.

C’est pourtant le défi que Maxine Eouzan et Thomas Glavieux-Moreau ont décidé de relever.

Pendant six mois, ces deux amateurs se sont lancés dans un apprentissage accéléré du triathlon, accompagnés par leur coach Guillaume Lepors, les jeunes champions Ambre Grasset et Tristan Douché, ainsi que les équipes de l’Académie de triathlon d’Apt.

Une aventure imaginée par ISOSTAR dans le cadre du défi « Du premier pas au dernier sprint », avec un objectif simple : accompagner deux débutants jusqu’à leur premier triathlon.

Après une première étape au Breathman Revel en juin, l’aventure s’est poursuivie les 12 et 13 septembre 2026 au Triathlon d’Évian.

Nous avons suivi Maxine et Thomas au cœur de cette expérience. L’objectif était de comprendre ce que représente réellement la préparation d’un premier triathlon.

Cela passe par plusieurs mois d’entraînement. Mais aussi par un vrai travail autour du matériel, de la nutrition, de la récupération et de la gestion de l’effort.

ISOSTAR, près de 50 ans d’expertise en nutrition sportive

Née en Europe en 1977, ISOSTAR fait partie des marques pionnières de la nutrition sportive sur le marché français. Aujourd’hui présente dans plus de 40 pays, elle accompagne les sportifs avant, pendant et après l’effort grâce à une gamme pensée autour de trois besoins essentiels : l’hydratation, l’apport énergétique et les protéines.

Boissons, barres, gels ou encore pâtes de fruits : ISOSTAR conçoit ses produits avec des experts de la nutrition sportive afin de répondre aux exigences de l’entraînement comme de la compétition.

ISOSTAR appartient au groupe Nutrition & Santé, acteur européen de la nutrition saine et durable. Le groupe, qui a réalisé 428 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025, compte 1 500 collaborateurs, dont 1 000 en France, et dispose de dix sites de production, huit en France et deux en Espagne.

À travers des marques comme ISOSTAR, Gerblé, Céréal Bio ou Soy, Nutrition & Santé développe une offre autour du snacking sain, de la nutrition végétale et de la nutrition active.

Le Triathlon d’Évian, décor de la dernière étape

Les 12 et 13 septembre 2026, le Triathlon d’Évian revient pour sa quatrième édition et s’impose comme l’un des rendez-vous de la fin de saison en Haute-Savoie.

Entre les eaux du lac Léman et les sommets alpins, l’événement propose quatre formats : Lé-Man Full Distance, Lé-Man Half Distance, Olympique et Sprint, également accessibles en relais.

Au-delà de la performance sportive, le Triathlon d’Évian séduit aussi par son cadre. La natation se déroule dans les eaux du Léman, tandis que les parcours cyclistes offrent des panoramas sur les Alpes.

Pour Maxine et Thomas, ce décor constitue surtout l’aboutissement de plusieurs mois de préparation.

À Évian, les derniers préparatifs

Le vendredi, à Évian, l’ambiance est déjà particulière. Les athlètes arrivent, récupèrent leurs derniers équipements et prennent leurs marques avant le grand jour.

Dans l’organisation, Alexandre, responsable commercial, accueille les participants avec les petites attentions qui font partie de l’expérience : pot de miel, sac offert et même possibilité de personnaliser son dossard.

Mais derrière cette atmosphère conviviale se cache une organisation parfaitement rodée.

Place ensuite au briefing de course. Arthur, directeur de course, détaille les règles et les différentes étapes de l’épreuve. À ses côtés, Benjamin, directeur de l’événement, veille au bon déroulement de la compétition.

Les équipes d’ISOSTAR sont également présentes auprès des athlètes, avec notamment Sonia, directrice marketing d’ISOSTAR et de Gerblé, venue avec l’ensemble de l’équipe de la marque.

Pour les participants, ces dernières heures avant la course sont aussi celles où la préparation mentale prend toute son importance. Le parcours est désormais connu, les équipements sont prêts : il ne reste plus qu’à passer à l’action.

Une préparation construite sur plusieurs mois

Samedi à 9 heures, Maxine retrouve son coach en visio, Guillaume Lepors, pour un dernier briefing avant la course.

Son quotidien est pourtant loin de celui d’une athlète professionnelle : emploi du temps chargé, nombreux déplacements… Malgré ces contraintes, elle a construit progressivement sa préparation pendant six à sept mois.

Au programme : environ trois séances de course à pied par semaine, une séance de vélo et une à deux séances de natation, selon les périodes et les contraintes de son emploi du temps.

Une préparation qui illustre une réalité importante du triathlon : il ne suffit pas d’accumuler les kilomètres. Il faut apprendre à organiser son entraînement autour de sa vie quotidienne, écouter son corps et progresser sans brûler les étapes.

C’est justement cette construction à long terme que Guillaume Lepors cherche à transmettre.

Entraîneur de jeunes triathlètes, il accompagne notamment des athlètes en développement et cherche à identifier ceux qui présentent un potentiel afin de les faire progresser dans la durée.

L’Académie de triathlon d’Apt, entre sport et apprentissage

Son académie, soutenue par ISOSTAR, accueille de jeunes athlètes qui vivent sur place pendant l’année.

L’objectif ne se limite pas à l’entraînement sportif. Les pensionnaires participent également à la vie quotidienne de la maison : courses, ménage, jardinage et organisation collective font partie de leur quotidien.

Parmi les ambassadeurs ISOSTAR de l’académie figurent notamment Ambre Grasset et Tristan Douché, deux jeunes athlètes qui connaissent déjà les exigences du haut niveau et qui ont accompagné Maxine et Thomas dans leur découverte de la discipline.

L’approche est volontairement tournée vers la jeunesse et la formation. L’idée est d’accompagner des sportifs qui ne sont pas nécessairement des champions lorsqu’ils arrivent, mais de leur donner les outils nécessaires pour construire progressivement leur projet sportif.

Pour Maxine et Thomas, le chemin est différent : il ne s’agit pas de viser le haut niveau, mais simplement d’aller au bout de leur premier triathlon.

Une expérience qui permet aussi de mesurer tout ce que représente une telle épreuve lorsqu’on part de zéro.

Et dans cette progression, l’entraînement n’est qu’une partie de l’équation. Sur plusieurs heures d’effort, la nutrition devient elle aussi un élément essentiel de la préparation.

Dans les coulisses de l’organisation

À Évian, près de 300 bénévoles participent à l’organisation de cette édition. Certains sont visibles sur le parcours, d’autres travaillent dans l’ombre.

Au PC course, tout est centralisé. C’est le centre névralgique de l’épreuve. Les équipes y suivent la sécurité, les incidents et les interventions médicales. Elles prennent aussi les décisions liées au parcours.

Depuis ce poste, les équipes prennent aussi les décisions concernant la course. Elles peuvent notamment interrompre une partie de l’épreuve si les conditions de sécurité l’exigent.

Le départ ne dépend donc pas uniquement du chronomètre. Il dépend aussi des conditions et de la capacité de l’organisation à garantir la sécurité des participants.

Une réalité que l’on mesure encore davantage lorsque l’on quitte le village de départ pour suivre les athlètes sur le parcours.

Thomas face au défi du format L

Le samedi, nous suivons Thomas sur le format L du Triathlon d’Évian.

Au programme : 1,9 km de natation, 90 km de vélo avec 1 800 mètres de dénivelé positif, puis 21 km de course à pied.

Sur ce type de distance, l’objectif est avant tout de réussir à gérer son effort sur la durée. Il faut savoir économiser ses forces, rester concentré et accepter que la course se joue sur plusieurs heures.

1,9 km de natation pour commencer

Thomas prend le départ dans les eaux du lac Léman pour les 1,9 km de natation.

Il boucle cette première partie en 49’04, soit une allure moyenne de 2’34/100 m, et sort de l’eau à la 481e place.

Il rejoint ensuite la première transition, qu’il réalise en 5’57. Une fois équipé, il peut s’élancer sur la partie vélo, qui constitue le plus gros morceau de l’épreuve.

90 kilomètres de vélo au cœur du parcours

Thomas s’engage alors sur 90 km de vélo, avec pas moins de 1 800 mètres de dénivelé positif.

Un parcours exigeant, qui demande de la régularité et une bonne gestion de l’effort, notamment sur les portions les plus vallonnées.

Pour suivre Thomas au plus près sur cette partie de la course, nous embarquons sur une moto média. Cette immersion permet de vivre la course autrement, au plus près de l’athlète et de ses sensations.

Quelques kilomètres plus loin, le triathlon prend une autre dimension. Thomas est désormais seul face à son effort, concentré sur les kilomètres qui défilent et sur la gestion de ses ressources.

Mais il n’est pas complètement seul.

Sa sœur, sa mère, son père et sa compagne suivent attentivement sa course. Présents sur le parcours, ils vivent chaque passage, chaque difficulté et chaque encouragement avec lui.

Après 3h48’02, Thomas vient à bout des 90 kilomètres de vélo, à une vitesse moyenne de 23,6 km/h. Il termine cette partie à la 182e place.

Dernier défi : les 21 kilomètres de course à pied

Il reste désormais une dernière étape : le semi-marathon.

Après plusieurs heures d’effort, Thomas s’engage sur les 21 km de course à pied avec un objectif simple : aller au bout.

La deuxième transition est effectuée en 5’06, avant qu’il ne parte pour son dernier défi de la journée.

Sur cette partie, la gestion devient essentielle. Les kilomètres sont longs, les jambes commencent à peser et chaque minute demande davantage d’efforts.

Thomas maintient son rythme et parcourt les 21 kilomètres en 2h12’45, soit une allure moyenne de 6’19/km.

Il franchit finalement la ligne d’arrivée à la 278e place du classement général.

Plus de sept heures d’effort

Plus de sept heures d’effort et un défi relevé

Au total, Thomas aura passé 7h00’54 sur l’épreuve, transitions comprises.

Une journée longue et exigeante, mais surtout une véritable expérience humaine et sportive.

Sur une distance L, il ne s’agit pas seulement d’aller vite. Il faut savoir tenir, gérer, avancer et ne jamais perdre de vue la ligne d’arrivée.

Et tout au long de ces plus de sept heures, Thomas aura pu compter sur le soutien de ses proches, venus vivre cette aventure à ses côtés.

Cette première expérience dépasse largement le simple résultat chronométrique. Elle raconte aussi six mois de préparation et une découverte progressive de la discipline.

Elle montre surtout la capacité de Thomas à aller au bout du défi qu’il s’était fixé.

« Si je devais définir cette course en un mot : plaisir »

À l’issue de sa course, Thomas revient sur cette journée riche en émotions :

« Physiquement, ça va, les sensations sont bonnes et je termine avec le sourire. Je me suis fait un peu peur une fois dans une descente à vélo, mais sinon tout s’est bien passé. Là, j’ai surtout envie de voir la kiné et de profiter d’un bon moment avec toutes les personnes qui sont venues me voir.

Le soutien, c’était dingue. Les encouragements te redonnent du sens et te rappellent pourquoi tu es venu. Ça te redonne aussi de l’envie quand les jambes commencent à être difficiles. Et puis, il y avait des vues panoramiques exceptionnelles, c’était vraiment magnifique.

Le prochain défi était déjà prévu, mais après avoir autant souffert sur la course à pied, je ne peux pas encore le confirmer. On verra. Je ferai en fonction des opportunités et des challenges qui se présenteront à moi, mais probablement sur des distances plus courtes.

Si je devais définir cette course en un mot, ce serait : plaisir. Même si j’ai souffert, ça a été un plaisir de fou. Et surtout, c’était une vraie fierté de représenter ISOSTAR. »

Une Team ISOSTAR au rendez-vous du Triathlon d’Évian

Le dimanche, c’est au tour de Maxine de prendre le départ du format M, qui comprend 1,5 km de natation, 40 km de vélo avec environ 800 mètres de dénivelé positif et 10 km de course à pied.

Initialement engagée pour réaliser seule cette distance, Maxine doit malheureusement revoir ses plans à la suite d’une blessure.

Plutôt que de renoncer à l’épreuve, elle décide de transformer son projet individuel en aventure collective et fait appel à deux athlètes pour l’accompagner : Magali Rousseau et Alexia Bailly.

Toutes les trois forment ainsi la Team ISOSTAR, avec un objectif commun : aller chercher la première place féminine du relais sur le format M.

Magali ouvre le relais dans le lac Léman

C’est Magali Rousseau, nageuse française spécialisée dans la nage papillon, qui ouvre le relais avec les 1,5 km de natation.

Elle réalise une solide performance en 21’15, soit une allure moyenne de 1’24/100 m, et sort de l’eau en première position chez les femmes.

Un départ idéal pour la Team ISOSTAR, qui aborde la suite de la course dans les meilleures conditions.

La première transition est effectuée en 2’12, avant de passer le relais à Alexia Bailly pour la partie cycliste.

Alexia prend le relais sur 40 kilomètres

Place ensuite au vélo avec Alexia Bailly, Triathlète professionnelle sur le circuit longue distance depuis 2020, qui s’élance pour 40 kilomètres et environ 800 mètres de dénivelé positif.

Un parcours exigeant qui demande endurance, régularité et capacité à gérer son effort.

Alexia boucle cette partie en 1h31’26, à une vitesse moyenne de 26,2 km/h. Elle termine son relais à la 37e place, avant de transmettre le relais à Maxine.

La deuxième transition est réalisée en 2’37.

Maxine conclut le relais à pied

Après la natation et le vélo, c’est finalement Maxine qui prend le départ pour les 10 kilomètres de course à pied.

Malgré la blessure qui l’avait contrainte à renoncer au format individuel, elle tient à aller au bout de cette aventure collective et à apporter sa contribution à l’équipe.

Elle franchit la ligne d’arrivée après 54’22, soit une allure moyenne de 5’26/km.

Au classement général, Maxine termine 66e et permet à la Team ISOSTAR de conclure son relais.

Au terme de l’épreuve, la Team ISOSTAR termine première équipe féminine du format M en relais du Triathlon d’Évian.

Une victoire avant tout collective

Cette victoire est le résultat d’une véritable performance d’équipe.

Chacune des trois athlètes a apporté ses qualités sur une discipline différente : Magali dans l’eau, Alexia sur le vélo et Maxine à pied.

Au-delà du résultat sportif, cette course illustre surtout la capacité à rebondir face aux imprévus. Ce qui devait être une participation individuelle pour Maxine s’est finalement transformée en une aventure collective, avec à la clé une première place féminine.

Une immense fierté pour toute la Team ISOSTAR, qui repart d’Évian avec une victoire, mais surtout avec le souvenir d’un beau moment de partage, de solidarité et de dépassement de soi.

Un équipement pensé pour deux profils différents

Autour de Maxine et Thomas, c’est tout un écosystème qui s’est progressivement construit.

Car pour se lancer dans un premier triathlon, l’entraînement ne suffit pas : encore faut-il disposer d’un équipement adapté, à la fois performant et confortable, mais surtout capable d’accompagner les athlètes sans les exposer inutilement au risque de blessure.

Pour leurs vélos et une partie de leur équipement, les deux novices ont notamment été accompagnés par Culture Vélo Amiens Métropole.

Deux vélos adaptés à deux approches du triathlon

Emmanuel, gérant du magasin, a participé au choix et à la préparation des deux machines, avec une approche différente pour Maxine et Thomas.

Pour Maxine, qui abordait le triathlon sans nécessairement rechercher la performance à tout prix, le choix s’est porté sur un BMC Roadmachine, un vélo de route en carbone typé endurance.

« C’est un vélo très souple à l’utilisation », explique Emmanuel.

Une caractéristique particulièrement adaptée à une première expérience du triathlon, où le confort et la capacité à enchaîner les kilomètres comptent autant que la recherche de performance.

Thomas, de son côté, a opté pour un BMC SLR, davantage orienté vers la compétition.

Une machine conçue pour les athlètes qui souhaitent aller chercher davantage de performance, avec un niveau de cadre comparable à celui utilisé par les coureurs de la formation Tudor Pro Cycling Team.

« Pour performer, c’est une très belle machine », souligne Emmanuel.

Les deux vélos disposent d’une transmission électronique Di2 et de roues en carbone de 40 mm. Des équipements haut de gamme qui portent la valeur des machines à environ 7 900 euros pour le vélo de Thomas et 6 000 euros pour celui de Maxine.

L’étude posturale pour éviter les blessures

Mais avant de parler de performance, une priorité s’est imposée : faire en sorte que les deux novices puissent rouler sans se blesser.

Une étude posturale dynamique, réalisée à l’aide de capteurs, a donc été effectuée afin d’adapter précisément leur position sur le vélo.

L’objectif était notamment de trouver un réglage permettant de limiter les contraintes et les douleurs liées à plusieurs heures passées en selle.

Les réglages ne se sont d’ailleurs pas arrêtés à l’atelier. Maxine et Thomas ont également testé leurs vélos directement sur le terrain afin de vérifier leurs sensations et d’affiner leur position.

Une étape essentielle lorsqu’il s’agit de transformer un vélo performant en un équipement réellement adapté à son utilisateur.

Casques et chaussures : la sécurité avant tout

Le même souci de sécurité a guidé le choix des casques. Pour les deux athlètes, la priorité a été donnée à la protection et à la sécurité, avant toute considération esthétique ou de performance.

Côté chaussures, ils se sont tournés vers des modèles Shimano de milieu de gamme, permettant de disposer d’un équipement adapté à la pratique du triathlon sans nécessairement multiplier les équipements très spécialisés.

De la combinaison aux lunettes : chaque détail compte

Le vélo n’est évidemment qu’une partie de l’équipement nécessaire à un triathlon.

Pour les autres disciplines, Maxine et Thomas ont également été équipés de vêtements et d’accessoires adaptés.

La trifonction floqué sous les couleurs d’ISOSTAR, le maillot de bain, le maillot vélo et la casquette ont été fournis par Kiwani, permettant aux deux athlètes de disposer d’une tenue adaptée aux différentes étapes de la course.

Pour les lunettes, les deux novices ont été équipés de lunettes Demetz.

Au fil des mois, l’équipement de Maxine et Thomas s’est donc construit à l’image de leur préparation : progressivement, avec des choix adaptés à leurs profils et à leur niveau.

Car si les deux participants partagent le même objectif, aller au bout de leur premier triathlon, leurs besoins ne sont pas nécessairement les mêmes.

Pour Maxine, le matériel doit avant tout lui permettre de découvrir la discipline dans de bonnes conditions.

Pour Thomas, davantage tourné vers la performance, il constitue aussi un moyen d’exploiter pleinement son potentiel.

Deux approches différentes, réunies autour d’un même impératif : arriver sur la ligne de départ avec un équipement sur lequel ils peuvent compter.

La nutrition, une course qui se prépare aussi dans l’assiette

Et puis, il y a la nutrition.

Sur une épreuve d’endurance, elle est loin d’être un détail : elle fait partie intégrante de la préparation.

Car avant même de prendre le départ, la course se prépare aussi dans l’assiette.

Pour Agnès, responsable nutrition chez ISOSTAR, la stratégie commence plusieurs jours avant la compétition.

L’objectif est d’arriver sur la ligne de départ avec des réserves énergétiques suffisantes, tout en évitant les problèmes digestifs qui peuvent rapidement compliquer plusieurs heures d’effort.

Sept jours avant la course, la priorité reste une alimentation équilibrée, avec une place importante accordée aux glucides, qui peuvent représenter autour de 60 % des apports.

Pâtes, riz, pommes de terre ou encore légumes permettent progressivement de constituer les réserves énergétiques nécessaires.

À partir de cinq jours avant l’épreuve, les apports en glucides sont encore augmentés afin de maximiser les réserves de glycogène musculaire.

Dans le même temps, certains aliments plus difficiles à digérer peuvent être progressivement réduits, notamment les légumineuses, les choux ou certaines crudités.

La veille de la course, l’objectif est avant tout de ne pas perturber l’organisme.

Le repas privilégie donc des aliments faciles à digérer et pauvres en fibres : poulet ou poisson, féculents, peu de matières grasses et une petite quantité de légumes cuits.

Pour terminer, un dessert comme un riz au lait peut compléter le repas.

Le dernier repas avant le départ

Le matin de la course, rien n’est laissé au hasard.

Le petit-déjeuner est idéalement pris environ trois heures avant le départ et reste principalement glucidique, avec peu de matières grasses.

Flocons d’avoine, produit laitier, jambon ou poulet peuvent notamment être intégrés, en fonction des habitudes et de la tolérance de chaque athlète.

L’objectif n’est pas de bouleverser les habitudes le jour de la compétition, mais au contraire de rester sur une alimentation déjà testée à l’entraînement.

Une barre céréalière ISOSTAR peut ainsi être consommée jusqu’à environ une heure avant le départ, tandis qu’une boisson Hydrate & Perform peut accompagner la matinée et contribuer à l’hydratation avant l’entrée dans l’eau.

Mais le véritable défi nutritionnel commence une fois la course lancée.

Anticiper plutôt que subir

Pendant plusieurs heures, les athlètes doivent simultanément s’hydrater et apporter à leur organisme l’énergie nécessaire pour maintenir l’effort.

La stratégie proposée par ISOSTAR repose notamment sur une consommation régulière de boisson glucidique, avec une recommandation d’environ 500 ml par heure, apportant autour de 35 g de glucides par bidon.

Lorsque l’effort se prolonge au-delà de deux à trois heures, les besoins énergétiques peuvent augmenter et atteindre environ 60 g de glucides par heure, selon l’intensité de l’effort, les conditions de course et surtout la tolérance de chaque athlète.

Pour atteindre cet apport, les sources d’énergie peuvent être variées afin d’éviter la lassitude et de s’adapter aux différentes phases de la course.

Les athlètes peuvent notamment alterner boisson énergétique, pâtes de fruits, barres énergétiques, gels et gourdes de gel aux fruits.

Chez ISOSTAR, certaines barres apportent autour de 20 à 30 g de glucides, tandis qu’une gourde de gel aux fruits peut atteindre 46 g de glucides.

Des gels contenant de la caféine peuvent également être utilisés ponctuellement, notamment lorsque l’effort se prolonge et que l’athlète recherche un apport stimulant.

L’enjeu est surtout d’anticiper les besoins énergétiques plutôt que d’attendre d’avoir faim ou de ressentir une baisse de régime.

Une fois le déficit énergétique installé, il devient en effet beaucoup plus difficile de le combler en cours d’épreuve.

La stratégie nutritionnelle doit donc être pensée en amont et, comme l’entraînement, testée avant le jour J.

Pour Maxine et Thomas, cette organisation représente une nouvelle dimension de leur préparation.

Au fil des entraînements, ils ont dû apprendre à identifier les produits qu’ils tolèrent le mieux, à déterminer à quel moment les consommer et à construire une stratégie adaptée à leur propre rythme.

Après l’effort, place à la récupération

Et après la ligne d’arrivée ?

L’accompagnement ne s’arrête évidemment pas au franchissement de la ligne.

Pour Agnès, la récupération doit être prise en charge rapidement autour de trois éléments essentiels : les glucides, les protéines et les électrolytes.

Après plusieurs heures d’effort, l’organisme doit progressivement reconstituer ses réserves énergétiques, favoriser la récupération musculaire et compenser les pertes liées à la transpiration.

Le repas qui suit la course doit ainsi associer une source de protéines et des glucides, tandis qu’une boisson de récupération ISOSTAR peut contribuer à la réhydratation et à l’apport en électrolytes.

Du premier repas de la semaine précédant la course à la boisson consommée après l’arrivée, la nutrition accompagne donc l’athlète à chaque étape.

Pour des novices comme Maxine et Thomas, elle constitue aussi un nouvel apprentissage : comprendre que, sur une épreuve d’endurance, l’énergie ne se gère pas seulement au moment où elle vient à manquer, mais bien avant.

Chloé, kinésithérapeute et ostéopathe : prendre soin du corps avant qu’il ne réclame de l’attention

L’accompagnement des athlètes ne s’arrête pas non plus à l’entraînement et à la nutrition.

Chloé, kinésithérapeute et ostéopathe, apporte, elle, aussi son expertise.

Ses deux formations sont complémentaires : l’ostéopathie s’intéresse notamment à la recherche de la cause d’un problème, tandis que la kinésithérapie intervient davantage dans la rééducation et la récupération fonctionnelle.

Son expérience l’a amenée à travailler avec des équipes professionnelles de cyclisme, l’équipe de France et le mouvement olympique, mais aussi avec des sportifs aux profils très différents.

Son rôle auprès d’ISOSTAR consiste notamment à apporter des conseils avant et après les compétitions : sommeil, nutrition, hydratation, récupération musculaire, gestion des crampes et écoute du corps.

Massage de récupération, pistolet de massage, exercices spécifiques : autant d’outils qui peuvent accompagner l’athlète après l’effort.

Mais l’un des messages essentiels reste simple : ne pas attendre d’avoir mal pour s’occuper de son corps.

Avant une compétition, un check-up complet peut permettre de faire le point sur la nutrition, l’hydratation, le sommeil, la récupération et l’état musculaire.

Et même lorsque tous les voyants sont au vert, cette vérification reste utile.

L’objectif est d’apprendre à écouter son corps avant qu’il ne signale un problème.

Cela passe aussi par de petites routines à intégrer au quotidien : quelques exercices musculaires à la maison en complément des séances en salle, du rappel musculaire, du travail de mobilité ou encore des moments consacrés à la récupération.

Une première fois qui ne ressemble pas à une simple course

Au bout de six mois de préparation, Maxine et Thomas découvrent finalement bien plus qu’un triathlon.

Derrière leur première course se cache tout ce que l’on ne voit pas depuis le bord du parcours.

Il y a les heures d’entraînement et les conseils d’un coach. Il faut aussi régler précisément le vélo, choisir une nutrition adaptée et apprendre à gérer son

Le défi « Du premier pas au dernier sprint » aura ainsi été une immersion dans tout ce qui compose la pratique du triathlon.

Six mois de préparation avant Évian

De l’Académie de triathlon d’Apt aux entraînements de Guillaume Lepors, du choix du matériel avec Culture Vélo Amiens Métropole à la stratégie nutritionnelle élaborée avec ISOSTAR, chaque étape a contribué à préparer deux novices à leur première expérience du triathlon.

À Évian, tout ce qui avait été construit pendant six mois prend alors vie.

La natation dans le Léman, les kilomètres à vélo, puis la course à pied deviennent le terrain d’application d’un apprentissage qui dépasse largement le simple chronomètre.

Il faut gérer son énergie, s’hydrater, s’alimenter, écouter son corps, composer avec la fatigue et, surtout, continuer à avancer.

Deux expériences différentes pour Maxine et Thomas

Pour Maxine, le défi prend finalement une forme différente de celle imaginée au départ. Sa blessure l’empêche de réaliser seule le format M, mais lui permet de vivre l’épreuve autrement, entourée de Magali Rousseau et d’Alexia Bailly au sein de la Team ISOSTAR.

Pour Thomas, le format L devient une véritable épreuve d’endurance, conclue après plus de sept heures d’effort et portée par les encouragements de ses proches.

Car pour des athlètes qui découvrent la discipline, la performance ne se mesure pas uniquement en minutes ou en secondes.

Elle se mesure aussi au chemin parcouru depuis le premier entraînement, aux difficultés surmontées et à la capacité à aller au bout d’un projet que l’on n’aurait peut-être jamais imaginé quelques mois auparavant.

Bien plus qu’une ligne d’arrivée

Et c’est sans doute là que se trouve le véritable intérêt de cette première fois : comprendre que derrière le triathlète que l’on voit courir, il y a toute une histoire.

Une histoire qui commence bien avant le départ, avec une équipe, des entraînements et des choix parfois très précis, et qui continue longtemps après le passage de la ligne d’arrivée.


À lire aussi

Actualité PÜLS MEDIA


Bien s’équiper pour le sport

📢 Partagez cet article :

Découvrez d'autres articles qui pourraient vous plaire

The Blade de Naked Optics – La vision sportive aiguisée

Envie de voir clair, de courir stylé et de ne pas te faire éjecter tes lunettes au moindre coup de vent ? On a testé pour toi les lunettes de sport The Blade de Naked Optics, un modèle pensé pour les athlètes exigeants, adeptes de vitesse et de visibilité optimale. Entre design aérodynamique, confort longue durée et verres interchangeables, ces lunettes promettent d’envoyer du lourd sur route comme en trail. Alors, promesse tenue ou simple coup de com’ ? Verdict dans notre test complet.

30 juin 2025

Grégory Julien Baron

Suunto Vertical – L’ultra endurance au poignet

La montre Suunto Vertical est conçue pour les aventuriers, offrant des cartes hors ligne, un GPS multibande précis, un altimètre barométrique et une météo détaillée. Elle propose plus de 90 modes sportifs, un écran résistant en verre saphir, une étanchéité jusqu’à 10 ATM, un mode snorkeling, et une autonomie longue grâce à la recharge solaire (65 à 500h en GPS, 60 jours en veille).

05 septembre 2025

Anthony Ricatti

📢 Partagez cet article :