La Fédération Française d’Athlétisme (FFA) annonce une grande révolution dans le monde du running : le Parcours Prévention Santé (PPS) va devenir, dès 2026, un Pass Prévention Santé payant.
Une décision qui suscite à la fois l’enthousiasme et des inquiétudes chez les coureurs.
PPS – Un dispositif qui change mais pas que la forme
Actuellement, le PPS permet aux non-licenciés de s’inscrire aux courses sans certificat médical. Il suffit de suivre des vidéos de prévention en ligne pour obtenir une attestation valable trois mois.
Or, à partir de 2026, la FFA installe un tout nouveau système : un Pass annuel, qui remplace le PPS.
Les grandes lignes de cette transition :
- Une validité étendue : le Pass sera valable un an, contre trois mois pour l’actuel PPS.
- Un tarif fixé à 5 € par an, incluant une assurance responsabilité civile.
- Du contenu enrichi : coaching santé, conseils sur le sommeil, la nutrition, la préparation… Bref, un vrai service d’accompagnement.
- Une plateforme DataRunning en projet : elle permettra de suivre sa progression, comparer ses performances et mieux comprendre son profil de coureur.
Pourquoi la FFA change le PPS
Selon la fédération, ce passage au Pass n’est pas juste une stratégie financière. C’est d’abord un moyen de sécuriser davantage la pratique du running.
Le nouveau dispositif vise à sensibiliser les coureurs aux risques, via des contenus plus structurés et mieux pensés.
L’extension de la validité à un an simplifiera aussi la vie des runners réguliers : plus besoin de repasser par la plateforme tous les trois mois.
Et l’assurance comprise dans le Pass ajoute une couche de protection non négligeable.

Les coureurs réagissent… et débattent
Bien sûr, la décision ne fait pas l’unanimité. Certains coureurs se demandent si payer 5 € par an ne va pas freiner les participants occasionnels.
Sur les forums de running, certains critiques vont plus loin :
« 5 € pour regarder 3 vidéos, ça fait cher », écrit un utilisateur sur Reddit.
D’autres y voient un moyen pour la FFA de monétiser un public non licencié : “c’est un peu un gâteau qu’ils veulent partager”, déclare un coureur.
En revanche, pour les réguliers, l’option annuelle pourrait faire sens : un Pass, un paiement, et c’est tout pour toute l’année.
PPS – Un pas vers la démocratisation… ou un frein ?
D’un côté, ce Pass peut être perçu comme une évolution positive : plus d’information, plus de prévention, plus de suivi.
La FFA mise sur un “espace responsabilité et performance” pour tous.
De l’autre, certains craignent que cette nouvelle étape n’éloigne les coureurs occasionnels. Pour eux, une dépense même modeste peut peser, surtout si la course ne fait pas partie d’un projet régulier.
D’autant que le Pass devient un incontournable : sans lui, plus d’inscription possible pour de nombreux événements.
Qu’en penser, finalement ?
Il est probable que le Pass de 5 € ne dissuade pas la majorité des coureurs. Comparé aux frais d’inscription d’une course, c’est peu.
Mais symboliquement, il marque un tournant : le “PPS gratuit” appartient désormais au passé.
Pour les runners réguliers, c’est clairement un plus : un dispositif plus riche, plus sécurisé, plus “propre” à un engagement longue durée.
Pour les coureurs occasionnels, ça peut être un frein léger, mais pas un mur infranchissable.
Ce qu’il faut retenir
- En 2026, le PPS laisse sa place au Pass Prévention Santé.
- Le Pass coûtera 5 €/an, avec assurance.
- Il sera valable un an, contre 3 mois aujourd’hui.
- La FFA prévoit des contenus enrichis pour mieux accompagner les coureurs.
- Une plateforme DataRunning doit voir le jour pour suivre les performances et les progrès.
Et si, au lieu de courir contre la nature, on apprenait à courir avec elle ?