L’ultra-traileur tunisien transforme son indignation en un exploit sportif et humanitaire. Du 17 au 27 septembre 2025, Mohamed Baratli, figure incontournable de l’ultra-trail tunisien, a relié Bizerte à Tozeur. Soit 540 km à pied.
Un parcours hors norme, du nord au sud du pays, né d’une colère face aux images de la guerre à Gaza.
« J’étais frustré, impuissant. J’ai voulu agir avec ce que je sais faire : courir », raconte-t-il.
Chaque jour, il a parcouru plus de 50 km – la longueur approximative de la bande de Gaza – pendant 11 jours consécutifs. Un geste symbolique. Un effort surhumain. Un message fort.

Mohamed Baratli – Un symbole sur roues
Tout au long de son périple, Mohamed Baratli a poussé une poussette baptisée « Alaa ». Un hommage à Alaa Najjar, pédiatre palestinienne ayant perdu neuf de ses dix enfants et son mari sous les bombardements.
« Cette poussette, c’est mon étendard. Elle représente l’enfance brisée mais aussi l’espoir d’aider ceux qui survivent », confie le coureur.

Un soutien populaire
Sur la route, l’élan solidaire a grandi. Habitants et associations l’ont encouragé. Certains ont couru quelques kilomètres avec lui. D’autres ont relayé son initiative sur les réseaux.
Un partenariat a vu le jour avec SOS Enfants Tunisie, seule association autorisée par l’État à collecter des dons pour la Palestine.
De là est née l’idée des « dossards virtuels » : un dispositif permettant à chacun de courir à distance – de 3 km en randonnée à 20 km en course – tout en contribuant financièrement.
L’objectif : sensibiliser et mobiliser.
La collecte et le défi restent ouverts jusqu’à la fin décembre. (Toutes les informations sont disponibles sur les pages officielles de Mohamed Baratli et de SOS Enfants Tunisie.)


Mohamed Baratli – L’exploit sportif
Épuisé mais déterminé, Mohamed Baratli a terminé son défi à Tozeur en prenant le départ de l’Ultra Mirage, course emblématique du désert tunisien.
Malgré la fatigue, il décroche la 1ʳᵉ place de sa catégorie et la 6ᵉ place du général.
« J’ai couru avec Gaza dans la tête et dans le cœur. La souffrance était physique, mais elle n’était rien à côté de celle des enfants », dit-il à l’arrivée.


Un coureur engagé
Cet exploit dépasse le sport. Il illustre la puissance de l’engagement individuel et la capacité du sport à éveiller les consciences.
« Je ne suis qu’un coureur, mais si mes pas peuvent servir à quelque chose, je continuerai », promet Mohamed Baratli.
Un homme. Un symbole. Une course pour la vie.

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